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Ian tarasin, exposé par le centre d'art Ujadowski à la période de Noël, a développé un travail sur la trame de l'imprimerie, degré zero de l'image contemporaine, élément de base des mass media. En tant que peintre, ian tarasin s'affronte à ce qui semble le nier, l'image-à-l'ère-de-sa-reproductibilité-technique ; mais qui pourrait aussi le rendre célèbre, adulé, riche peut-être : l'image de lui ou de ses peintures dans les magazines recouvrant le monde via la trame de la photogravure. Il n'est pas seul travaillé par la question : Alain Jacquet, Sigmar Polke et d'autres ont beaucoup traité le sujet aussi. Ce qui est intéressant chez ian tarasin c'est la manière : si comme beaucoup de peintres du XXe il assume la trame de l'imprimerie comme condition dominante de l'image, ce choix stratégique/critique est bientôt poétisé et perverti dans la masse par la pinture, débordé par la vie autonome de la création des formes, victoire de la nature sur la culture et de la pratique sur la théorie. Là où Vasarely soumettait la forme à des principes voisins et mathématiques de grilles, Tarasin s'intéresse aux irrégularités du système, aux écarts, lui fait retrouver discontinuité, renversements et rythmes syncopés. Présences et apparitions s'y manifestent, la trame redevient un monde habité, un univers, une cosmogonie.

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